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L'environnement lumineux confortable

Électricité Québec - Par Mihaï R. Pecingina, ing

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« L’environnement lumineux confortable » (comme il a été nommé plus tard), est défini comme étant l’ensemble des facteurs quantitatifs et  qualitatifs qui contribuent à la réalisation d’un éclairage capable d’assurer la fonctionnalité de la pièce ou de l’espace, intérieur ou extérieur.

 

Le schéma de la figure 1 a été développé pour pouvoir indiquer la place du concept « environnement lumineux confortable » dans le mécanisme de réalisation d’un système d’éclairage.

LE PROJET D’ÉCLAIRAGE

Le projet d’éclairage est le chemin à suivre entre les hypothèses de travail (les « entrants ») et les résultats.

Les entrants sont le summum des besoins visuels, de santé, bien-être et sécurité des utilisateurs et les contraintes imposées du point de vue
physique, de la communication artistique, de la construction architecturale et aussi de nature fonctionnelle.

Nous allons retrouver ici la destination de la pièce ou de l’espace avec les tâches qui doivent être accomplies, l’emplacement du plan utile et ses
dimensions, ainsi que les références aux dommages possibles (la photodégradation dans les musées, par exemple). Les surfaces vont avoir certaines textures et couleurs et l’artiste va demander une couleur permettant une compréhension correcte de son message.

Le projet d’éclairage va indiquer la ou les sources de lumière, le nombre et le type de luminaires ainsi que l’emplacement à utiliser pour obtenir les résultats escomptés. La beauté réside dans le fait qu’il y a plusieurs chemins à suivre entre les hypothèses et les résultats. Dans la plupart des cas, c’est la partie artistique qui génère cette pluralité.

Les résultats vont permettre en effet la  quantification du travail réalisé. Les composantes du résultat doivent être réalisées simultanément. Par exemple, « l’environnement lumineux confortable » peut être réalisé avec une planification budgétaire (qui réduit l’effort financier immédiat du client), avec un nombre contrôlé et raisonnable de sources de lumières installées dans des luminaires faciles à installer et à entretenir. Le contrôle de l’éclairage doit être flexible permettant une économie d’énergie qui va faciliter un amortissement rapide des coûts.

À travers la figure 1, nous pouvons observer que le processus de réalisation d’un système d’éclairage est en effet un processus technique très  précis constitué de plusieurs itérations ayant comme but l’intégration de la partie artistique aux lignes techniques rigoureuses.

L’ENVIRONNEMENT LUMINEUX CONFORTABLE

Tel que mentionné au début, réaliser un milieu confortable du point de vue de l’éclairage consiste dans la réalisation simultanée de plusieurs  facteurs quantitatifs et qualitatifs.

Les facteurs quantitatifs :

  • Le niveau d’éclairage et/ou le niveaude luminance : le niveau d’éclairage est très souvent utilisé car il est facile à mesurer, à calculer et à réglementer. Le niveau de luminance quant à lui est utilisé dans le cas des systèmes d’éclairage routier.
  • La distribution du flux lumineux - le pourcentage de flux inférieur et supérieur, un facteur quantitatif avec un grand impact sur la qualité de l’éclairage.

Les facteurs de qualité d’un système d’éclairage ont été séparés en trois catégories :

1- Les facteurs techniques c’est-à-dire ceux qui peuvent être calculés ou améliorés suite à une intervention technique :

  • L’uniformité (la distribution) des niveaux d’éclairage ou des luminances dans le plan utile et dans le champ visuel ;
  • L’éblouissement (direct ou physiologique et l’éblouissement psychologique ou d’inconfort) ;
  • Le modelage ;
  • Le guidage – facteur de qualité spécifique aux systèmes d’éclairage routiers ;
  • La géométrie source/tâche/oeil.

2- Les facteurs esthétiques autrement dit tout ce qui est relié à la couleur et à l’apparence générale du système et de l’espace : 

  • Apparence de l’espace et des luminaires ;
  • La couleur apparente de la source de lumière ;
  • Le contraste des couleurs (obtenu avec la lumière) ;
  • La couleur des surfaces qui peuvent faciliter ou altérer l’éclairage ;
  • Le rendu des couleurs.

3- La partie environnementale soit des facteurs qui influencent la perception du système d’éclairage et/ou de l’espace :

  • La pollution lumineuse sous tous ses aspects.

Bien sûr, selon l’espace et sa fonctionnalité, chaque facteur a sa pondération.

Il y a plusieurs conclusions immédiates : Nous devons passer à un nouveau niveau de compréhension et aider aussi nos clients à comprendre que pour leur confort il y a une multitude de facteurs qui doivent être réalisés en même temps. Quand bien même le plafond serait de 2x4, il est possible qu’une solution vue ailleurs ne s’applique pas avec succès.

La deuxième conclusion réside dans ce que j’ai considéré comme étant « rassembleur » : la définition complexe de l’éclairage comme étant un art  contenant un très important volet technique ou, si vous préférez, un domaine de la technique touché par l’aile magique de l’art.

Pour comprendre et accepter la deuxième conclusion, il faut avant tout admettre que l’éclairage, comme bon nombre de choses dans ce monde, n’est pas resté le geste facile qui allumait la bougie. L’avancement de la recherche nous a démontré que pour obtenir de vrais résultats, il faut faire des analyses et des installations de plus en plus complexes.

Bibliographie :

  • Bianchi, C. – Luminotehnica, Editura Tehnica, Bucarest, Roumanie, 1990
  • The IESNA lighting handbook –9th edition

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